New York: Une Escale Authentique

 

Autant d’images célèbres et de clichés glorieux que les U.S.A. ont déversés aux quatre coins de la planète. A travers son cinéma si réputé et ses productions, son petit écran et ses séries, ses personnages et ses lieux légendaires qui se sont exportés dans nos contrées. Toutes ces jeunes années, nourri mais aussi intrigué par ce que la télévision me servait comme rêve américain. Une ville, parmi toutes les autres que l’on nous vendait, attisait ma curiosité et éveiller mon imaginaire. Celle que l’on appelait « La Grande Pomme », New York.

Son histoire, ses origines, ses quartiers de briques marron aux façades couvertes d’échelles de secours. Leurs noms comme des marques de fabrique, d’appartenance : Manhattan, Brooklyn, le Bronx, le Queens. Ses populations immigrées et leurs modes de vie détonants. Ses périodes troubles comme ses réussites…Ses buildings de verre décorés d’écrans géants, les gigantesques publicités accrochées aux réservoirs d’eau plantés sur les toits. L’amoncellement de panneaux indicateurs de directions, de restrictions, leurs formes et leurs couleurs. Ses plus que fameux taxis jaunes aux allures vieillissantes, arpentant sans relâche Time Square et  l’enfilade ininterrompue d’avenues larges et rectilignes tailladés par autant de rues perpendiculaires.

En quittant pour la première fois les lumières artificielles du métro de Pennstation, en haut de l’escalator,  mon cœur se mit à battre très fort. Je n’étais plus spectateur de mes envies. Enfin, j’allais établir ma propre opinion de New York. Une ville que  je connaissais mais sans l’avoir encore jamais vue ! Ressentir son énergie, la vivre librement et personnellement. Mais surtout dénicher ce charme d’antan qui depuis longtemps titille un esprit rêveur.

Au détour d’un hot dog dans les ruelles étroites d’Harlem, d’un énorme et délicieux hamburger dans l’atmosphère animée d’un Dinner de Brooklyn, d’un match de baseball au stade des Yankees aux garages ultra colorés du Bronx. Témoigner de la vie qui grouille dans les commerces des diverses minorités, sous les rails des lignes de métro aériennes du Queens. Le récent, le moderne voire même, l’ultra moderne côtoient une fois de plus l’authenticité sans égal d’un faste quelque peu diminué mais que New York fièrement conserve en son âme.

Oui il y a bien tout cela ici. J’ai gardé mon sourire d’enfant émerveillé une journée entière, et les suivantes, devant le film qui s’est déroulé devant mes yeux fascinés. New York et son exceptionnelle superposition d’univers très contrastés.

Chaque pas dans cette métropole a été source d'émotion. Chaque bloc recèle quelques trésors bien conservés, ou révèle ses entités plus anciennes. New York a rempli mon coeur de l'incomparable, de l'exaltante sensation de se sentir vivant. une escale définitivement authentique où certains rêves du passé deviennent ainsi une réalité éblouissante de justesse et de satisfaction.

 

 
  
  
 
 
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